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Perturbations telluriques

Failles géologiques, cours d'eau souterrains, cavités, radon, réseaux Hartmann et Curry, cheminées cosmo-telluriques.

Représentation des perturbations telluriques : failles, veines d'eau souterraines et réseaux énergétiques sous la croûte terrestre

Qu'appelle-t-on perturbation tellurique ?

Le tellurique désigne tout ce qui provient du sous-sol : géologie, hydrogéologie, magnétisme terrestre, radioactivité naturelle. Une perturbation tellurique est une anomalie locale — physique, chimique ou énergétique — susceptible d'influencer le vivant qui séjourne au-dessus.

La géobiologie identifie trois grandes familles de perturbations telluriques : les phénomènes géologiques et hydriques (failles, cavités, cours d'eau souterrains), les réseaux énergétiques globaux (Hartmann, Curry, Peyré, Wittmann, Palm) et les phénomènes ponctuels (cheminées cosmo-telluriques, vortex).

Toutes ces perturbations partagent un point commun : elles modifient localement le champ magnétique terrestre, la conductivité du sol, l'émission de gaz (radon, thoron, CO₂) ou les rayonnements ionisants. Ces variations, mesurables ou perceptibles, agissent sur le vivant qui stationne longuement au même endroit — d'où l'attention portée à la chambre à coucher.

La géobiologie contemporaine croise mesures instrumentales (magnétomètre, testeur radon, gaussmètre) et observations qualitatives (radiesthésie, indices biologiques, indices végétaux) pour cartographier ces perturbations.

Failles géologiques

Une faille est une fracture du socle rocheux, active ou fossile, le long de laquelle deux blocs se sont déplacés. Elle constitue un couloir privilégié pour la circulation des fluides (eau, gaz) et une zone d'anomalie du champ magnétique terrestre.

Les failles actives émettent en continu du radon et du thoron, gaz radioactifs issus de la désintégration de l'uranium et du thorium présents dans les roches. Ces émanations, quand elles s'accumulent dans un habitat mal ventilé, constituent la deuxième cause de cancer du poumon reconnue par l'OMS et l'IRSN.

Le champ magnétique local au-dessus d'une faille présente des gradients caractéristiques, mesurables au magnétomètre : variations de plusieurs microteslas sur quelques mètres. C'est le « signal du sourcier » étudié par Yves Rocard.

Les failles sont cartographiées à l'échelle nationale par le BRGM (site Infoterre) : consultation systématique recommandée en début d'étude. Croiser cette carte avec la position réelle du bâti révèle souvent les zones à ausculter en priorité.

En pratique géobiologique, une faille sous une chambre à coucher se traduit fréquemment par sommeil agité, insomnies, réveils nocturnes récurrents à heure fixe, sensations de froid localisées. La prise en charge relève d'un géobiologue professionnel, qui croise mesures instrumentales et relevés radiesthésiques avant toute proposition d'aménagement.

Cours d'eau souterrains

Un cours d'eau souterrain est un écoulement d'eau libre circulant dans une fissure, une couche perméable ou un karst. La friction eau-roche génère un courant tellurique et des variations magnétiques locales.

L'école allemande (Pohl, Hartmann, Endrös) considère les veines d'eau souterraines comme la première cause de « géopathie ». L'enquête pionnière de Gustav von Pohl à Vilsbiburg (1929) établit une corrélation entre décès par cancer et lits situés au-dessus de veines d'eau.

Un cours d'eau souterrain se repère par baguette de sourcier, par observation matinale (brume localisée, rosée persistante), par la végétation (saules, peupliers, orties, prêles), et se confirme par pompage-essai ou étude hydrogéologique.

Le croisement de deux veines d'eau — dit « point d'eau croisée » — est considéré par la tradition géobiologique comme particulièrement chargé. Les travaux d'Yves Rocard suggèrent qu'un tel croisement peut s'accompagner d'une signature magnétique plus marquée, observation à confirmer selon les contextes géologiques.

Impact typique : fatigue chronique au réveil, douleurs articulaires, humidité perçue même en pièce sèche, sommeil non réparateur. Seul un géobiologue professionnel peut cartographier précisément la veine et proposer un réaménagement adapté.

Cavités, karsts et vides souterrains

Grottes naturelles, galeries de mine, caves, réseaux karstiques, anciennes carrières : tout vide souterrain crée une discontinuité géologique qui modifie le champ magnétique, la conductivité et la circulation des gaz.

Les régions calcaires (Causses, Jura, Ardèche, Vercors, Charente) sont particulièrement concernées par les karsts — réseaux de galeries dissolues par l'eau. Les cavités s'y trouvent parfois à faible profondeur, sous des habitations, sans que les occupants le sachent.

Les anciennes zones minières (Nord-Pas-de-Calais, Massif central, Lorraine) présentent un risque documenté d'affaissement mais aussi de perturbation tellurique : les galeries abandonnées se remplissent d'eau, émettent des gaz (grisou, CO₂, radon) et modifient le champ magnétique local.

Détection : géoradar (GPR), tomographie électrique, gravimétrie. Consultation des archives cadastrales, minières (Géorisques) et BRGM systématique en zone suspecte.

Une cavité sous un habitat peut se traduire par sensation d'instabilité, humidité chronique, fissures évolutives dans les murs, courants d'air froids inexpliqués. La prise en charge relève d'un géologue expert avant tout arbitrage géobiologique.

Radon et gaz du sol

Le radon 222 est un gaz radioactif naturel issu de la désintégration de l'uranium 238 présent dans les roches granitiques et volcaniques. Inodore, incolore, il s'infiltre dans les habitats par le sol.

L'OMS classe le radon comme cancérogène certain (groupe 1) depuis 1988. Il est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac, responsable d'environ 3 000 décès par an en France selon l'IRSN.

La France est divisée en trois zones de potentiel radon (arrêté du 27 juin 2018) : zone 1 (faible), zone 2 (modéré, failles), zone 3 (significatif — Bretagne, Massif central, Corse, Vosges). Consultation obligatoire lors d'un diagnostic géobiologique.

Seuil de gestion réglementaire : 300 Bq/m³ (moyenne annuelle). Seuil de précaution SBM allemand : 30 Bq/m³ pour une chambre à coucher — dix fois plus strict.

Mesure : dosimètre passif (Dosirad, Airthings Corentium) sur 2 à 3 mois en période de chauffe. Remédiation : ventilation mécanique par insufflation, étanchéité du plancher bas, mise en dépression du soubassement.

Réseau Hartmann

Décrit par le Dr Ernst Hartmann en 1954, le réseau Hartmann est un maillage orthogonal orienté nord-sud et est-ouest, de mailles d'environ 2 m (N-S) sur 2,5 m (E-O), qui couvrirait l'ensemble du globe.

Les « murs » du réseau sont des bandes de 15 à 20 cm de large, considérées comme électriquement plus conductrices. Les croisements — points H — concentrent les perturbations.

Le réseau Hartmann est stationnaire dans les conditions normales, mais se déforme sous l'influence de la Lune, des orages, du champ électromagnétique ambiant. Il « respire » également sur un rythme circadien.

Détection : radiesthésie (baguettes en L, pendule), certains magnétomètres sensibles. La reproductibilité inter-opérateurs reste débattue, mais la constance des relevés d'un même géobiologue sur un même site est bien établie.

Un lit dont la tête ou le tronc repose sur un croisement Hartmann est considéré comme « géopathogène ». Le réaménagement du couchage relève d'un géobiologue professionnel, qui intègre le réseau Hartmann à l'ensemble du diagnostic tellurique et électromagnétique du lieu.

Réseau Curry

Décrit par le Dr Manfred Curry en 1952, le réseau Curry est un maillage diagonal orienté nord-est/sud-ouest et nord-ouest/sud-est, de mailles d'environ 3,5 m.

Complémentaire du réseau Hartmann, le réseau Curry se superpose au premier. Les points de superposition Hartmann × Curry sont considérés comme les zones les plus chargées, à éviter systématiquement pour un couchage.

Le réseau Curry serait plus sensible que Hartmann aux influences électromagnétiques artificielles (câblage électrique, appareils sous tension, antennes-relais). Un géobiologue observe souvent une déformation du Curry à proximité d'un compteur Linky, d'un tableau électrique, d'une box Wi-Fi.

Détection principalement radiesthésique. Certains opérateurs utilisent aussi la biorésonance (méthode plus contestée) ou des sondes magnétométriques ultra-sensibles.

Comme pour Hartmann, la gestion du réseau Curry et de ses croisements relève d'un géobiologue professionnel. Les « harmoniseurs » (formes géométriques, minéraux, dispositifs propriétaires) restent l'objet de débats non tranchés et ne se substituent pas à un diagnostic complet.

Réseaux Peyré et Wittmann

Deux autres réseaux, moins universellement admis mais fréquemment cités dans la littérature francophone et germanique.

Réseau Peyré, parfois appelé « réseau sacré » ou « grand diagonal » : décrit par François Peyré, mailles de l'ordre de 4 à 8 m selon les auteurs, orientation diagonale. Souvent associé à un impact plus doux mais plus étendu que Curry. L'appellation « sacré » renvoie à son usage traditionnel dans le repérage des emplacements d'édifices religieux et de hauts lieux, sans connotation confessionnelle dans le diagnostic contemporain.

Réseau Wittmann : décrit par Karl-Ernst Wittmann, mailles d'environ 16 m orientées selon les points cardinaux. Considéré comme un « supra-réseau » englobant.

Ces réseaux figurent dans la plupart des formations avancées, mais leur cartographie systématique en étude standard reste optionnelle : la priorité opérationnelle porte sur Hartmann, Curry et les phénomènes géologiques mesurables.

Réseau Palm

Le réseau Palm est un maillage tellurique secondaire, fréquemment évoqué dans la géobiologie germanique et dans les pratiques avancées de radiesthésie du bâti.

Décrit comme un réseau de mailles rapprochées — de l'ordre de 50 cm à 1 m selon les relevés —, le réseau Palm se superpose aux grands maillages Hartmann et Curry. Sa finesse le rend perceptible uniquement avec une pratique radiesthésique rigoureuse et un protocole de mesure stable. Il est souvent présenté comme un « micro-réseau » modulant localement l'intensité des réseaux principaux.

Contrairement aux réseaux Hartmann et Curry, dont la géométrie est relativement stable, le réseau Palm apparaît plus sensible aux variations locales du sous-sol : présence d'eau souterraine, failles, matériaux du bâti, et même activité humaine. Certains praticiens l'utilisent comme indicateur fin de la qualité d'un lieu de séjour prolongé, notamment pour le positionnement précis d'un lit ou d'un bureau.

Le réseau Palm n'est pas objectivé par des mesures instrumentales conventionnelles. Sa détection relève donc exclusivement de la radiesthésie, dans des conditions reproductibles et sans biais de l'opérateur. C'est pourquoi son intégration dans un diagnostic reste réservée aux géobiologues professionnels formés à ces réseaux avancés.

En pratique, un point Palm perturbant se traite comme les autres réseaux : reprise du diagnostic global, croisement avec les mesures instrumentales, et réaménagement du lieu de séjour si nécessaire. Aucun dispositif grand public ne se substitue à cette démarche professionnelle.

Cheminées cosmo-telluriques positives

Colonnes verticales d'échange entre le sous-sol et l'atmosphère, décrites comme régénérantes. Diamètre de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres, hauteur pouvant traverser tous les étages d'un bâtiment.

Les cheminées cosmo-telluriques (CT) sont documentées de longue date par la tradition géobiologique européenne. Redécouverte moderne au XXᵉ siècle par le courant helvétique de radiesthésie, prolongée par les écoles françaises et germaniques. Elles avaient été identifiées empiriquement bien avant, par les bâtisseurs de sanctuaires antiques et médiévaux qui les plaçaient systématiquement sous l'autel, la croisée du transept ou la chapelle mariale.

Une CT positive est associée à un taux vibratoire élevé (mesuré à l'échelle de Bovis, souvent au-delà de 8 000 à 12 000 UB), à une sensation subjective de calme, de recentrage et de détente profonde. Elles sont majoritairement présentes dans les hauts lieux : sources sacrées, dolmens, cathédrales gothiques, cloîtres, monastères, ermitages.

En habitat, une CT positive rencontrée dans un lieu de repos (fauteuil de lecture, coin méditation, bureau) est considérée comme un atout. Elle n'est jamais utilisée comme couchage permanent : l'intensité énergétique, même bénéfique, peut être trop soutenue pour un sommeil réparateur.

Détection : radiesthésie (baguette en L, pendule, antenne de Lecher), croisée avec l'observation du bâti et des indices biologiques. Aucune mesure instrumentale conventionnelle ne permet aujourd'hui de les objectiver directement ; la cohérence inter-praticiens reste néanmoins bonne quand le protocole est standardisé.

Compte tenu de la subtilité du phénomène et du risque d'interprétation, la caractérisation d'une cheminée cosmo-tellurique positive relève d'un géobiologue professionnel expérimenté sur ces sujets. Elle ne s'improvise pas et demande une pratique radiesthésique rigoureuse.

Cheminées cosmo-telluriques négatives

Colonnes verticales à taux vibratoire bas, associées à des zones à éviter en séjour prolongé. Le repérage précis conditionne tout le plan d'aménagement du logement.

Une CT négative se caractérise par un taux vibratoire effondré (typiquement inférieur à 4 500 UB à l'échelle de Bovis), une sensation d'inconfort, d'oppression, de fatigue ou d'agitation lors d'un séjour prolongé au-dessus. Elles se rencontrent au-dessus de failles particulièrement chargées, de croisements de veines d'eau, de cavités effondrées, ou de mémoires accumulées dans des lieux à histoire lourde.

Comme les CT positives, elles ont été redécouvertes au XXᵉ siècle par le courant helvétique puis approfondies par les écoles francophones. La différenciation systématique positif/négatif s'est stabilisée à partir des années 1970-1980 dans les manuels de géobiologie de l'habitat.

Impact typique en cas de couchage ou de poste de travail situé sur une CT négative : sommeil non réparateur, réveils entre 2 h et 4 h, maux de tête au réveil, baisse d'immunité, humeur maussade sans cause identifiée. La corrélation avec les autres perturbations telluriques (faille, veine d'eau) est fréquente : une CT négative est rarement isolée.

Le traitement ne relève ni du déplacement mobilier improvisé, ni de dispositifs achetés en ligne. Il demande l'intervention d'un géobiologue professionnel qui maîtrise ce champ : diagnostic complet, cartographie précise, puis, selon le cas, réinformation du lieu et bioharmonisation par dispositifs adaptés. La démarche est rigoureuse et documentée, sans dramatisation.

Vortex

Structures énergétiques en rotation, verticales ou obliques, décrites comme des points d'échange entre plans telluriques et cosmiques. À différencier des cheminées cosmo-telluriques par leur dynamique tourbillonnaire.

Le terme « vortex » est utilisé en géobiologie contemporaine pour désigner des structures énergétiques en rotation, à sens horaire (souvent qualifiées de positives ou régénérantes) ou anti-horaire (souvent associées à des zones perturbées). Le concept, redécouvert et formalisé dans la seconde moitié du XXᵉ siècle par les écoles francophones et anglo-saxonnes de géobiologie, croise l'observation empirique des lieux sacrés (Sedona, Glastonbury, Mont-Saint-Michel, Rocamadour) et la tradition radiesthésique européenne.

Un vortex se distingue d'une cheminée cosmo-tellurique par sa dimension dynamique : la cheminée est perçue comme une colonne stable d'échange vertical, le vortex comme un tourbillon en rotation, souvent plus large (de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres pour les vortex de grands sites).

En habitat, la présence d'un vortex est rare mais possible sur d'anciens sites de culte, d'anciens cimetières, des points hauts géologiques particuliers, ou aux intersections de plusieurs perturbations majeures. Le diagnostic demande une lecture radiesthésique fine et une expérience de terrain conséquente.

Approche recommandée : ne pas confondre vortex et simple cheminée, ne pas surinterpréter un ressenti isolé. Le diagnostic croisé (radiesthésie + relevé instrumental des perturbations sous-jacentes + observation du bâti) est indispensable. La caractérisation et l'éventuel accompagnement d'un vortex relèvent exclusivement d'un géobiologue professionnel formé à ces phénomènes spécifiques.

Refus systématique de la dramatisation et du sensationnalisme : un vortex n'est ni un danger occulte, ni un objet mystique. C'est une structure énergétique locale, documentée empiriquement, que le géobiologue caractérise avec méthode et prend en compte dans le plan global d'aménagement du lieu.

Champ géomagnétique et anomalies locales

Le champ magnétique terrestre constitue la toile de fond de toute étude tellurique : environ 47 µT en France métropolitaine, avec une inclinaison proche de 64°. Toute rupture locale de cette régularité signale une hétérogénéité du sous-sol ou du bâti.

Les anomalies naturelles proviennent de la minéralogie : basaltes, roches ferromagnésiennes, filons métalliques et amas argileux modifient la perméabilité magnétique du terrain. Une variation de quelques microteslas sur deux mètres constitue déjà un gradient exploitable pour localiser une structure enfouie.

Les anomalies artificielles sont fréquentes en intérieur : sommiers à ressorts, structures métalliques, poutrelles IPN, armatures de dalle, radiateurs en fonte. Le géobiologue les identifie en premier afin de distinguer clairement ce qui relève du sous-sol de ce qui relève de l'équipement.

Le protocole de mesure gagne à être standardisé : magnétomètre triaxial tenu à hauteur de couchage, relevé en grille régulière de 50 cm, trois passages pour confirmer la stabilité de la mesure, report des valeurs sur plan coté. La reproductibilité fait la crédibilité du relevé.

Les travaux d'Yves Rocard sur la sensibilité magnétique humaine offrent un cadre d'interprétation : le corps réagit aux gradients plutôt qu'aux valeurs absolues. Cette lecture oriente l'attention vers les zones de transition, souvent plus significatives que les maxima.

Nature des sols et conductivité

La composition du terrain conditionne la circulation de l'eau, des gaz et des courants telluriques. Lire le sol, c'est comprendre pourquoi une perturbation s'exprime ici plutôt qu'à dix mètres.

Les terrains granitiques associent radioactivité naturelle plus élevée, fracturation marquée et émanation de radon soutenue. Bretagne, Massif central, Corse et Vosges appellent une vigilance particulière sur ce point.

Les terrains calcaires et karstiques favorisent cavités, réseaux de galeries et circulations d'eau rapides. Les perturbations y sont souvent nettes, localisées et fortement liées à la pluviométrie.

Les argiles retiennent l'eau, gonflent et se rétractent au fil des saisons : elles produisent des variations de conductivité, des fissures dans le bâti et des ressentis fluctuants selon la période de l'année.

Les remblais, terrains rapportés et anciennes zones industrielles créent une hétérogénéité artificielle du sous-sol. Consulter le cadastre ancien, les cartes IGN historiques et la base Basias éclaire utilement l'histoire d'une parcelle.

Indices biologiques et végétaux

Avant l'instrument, le vivant renseigne. La lecture des indices biologiques constitue une première cartographie gratuite, disponible dès la reconnaissance de terrain.

Végétation bio-indicatrice : saules, peupliers, sureaux, frênes, orties, prêles et menthes prospèrent au-dessus des circulations d'eau. À l'inverse, arbres fruitiers rabougris, troncs tors, cicatrices en spirale et fourches basses signalent souvent une zone perturbée.

Indices animaux : chats, fourmis, guêpes, abeilles et bactéries du sol recherchent volontiers les zones actives, tandis que chiens, chevaux, vaches et brebis privilégient les zones neutres. Le couchage spontané d'un animal domestique dans la maison mérite toujours d'être noté sur le plan.

Indices bâtis : fissures récurrentes au même endroit, remontées capillaires localisées, mousses sur un seul pan de mur, tuiles qui se descellent toujours au même angle. Ces signaux physiques recoupent fréquemment les tracés relevés en radiesthésie.

Le géobiologue reporte ces observations sur plan avant toute mesure instrumentale, puis compare. La convergence de trois familles d'indices — végétal, animal, bâti — donne une hypothèse solide à confirmer.

Variations temporelles des perturbations

Une zone tellurique évolue dans le temps. Documenter ces variations rend le diagnostic plus juste et explique les ressentis intermittents rapportés par les occupants.

Cycle météorologique : pluies, orages et remontées de nappe modifient la charge des veines d'eau et l'émission de radon. Les épisodes orageux s'accompagnent fréquemment d'une intensification perçue des zones actives.

Cycle saisonnier : le niveau des nappes phréatiques, plus haut en fin d'hiver, déplace parfois de plusieurs décimètres le tracé apparent d'une veine. Une étude conduite en août et une étude conduite en mars peuvent différer légitimement.

Cycle lunaire et solaire : les tempêtes géomagnétiques d'origine solaire élèvent temporairement l'agitation du champ terrestre, mesurable via les indices Kp publiés quotidiennement. Consulter cet indice le jour du relevé apporte un élément de contexte utile.

Cycle de vie du bâtiment : travaux, terrassements, forages, nouvelles installations électriques ou changement d'occupants transforment la configuration. Un suivi à six ou douze mois consolide le travail initial et objective l'effet des harmonisations posées.

Méthodologie d'étude d'une zone tellurique

Approche recommandée pour caractériser rigoureusement les perturbations telluriques d'un site avant tout diagnostic global.

1. Documentation préalable : cartes BRGM (failles, hydrogéologie), Géorisques (cavités, mines), zonage radon, historique cadastral.

2. Reconnaissance de terrain : observation de la végétation, du bâti (fissures, humidité), des indices biologiques (fourmilières, nids de guêpes, comportement animal domestique).

3. Mesures instrumentales : magnétomètre triaxial, testeur radon, éventuellement gravimètre ou géoradar en cas de suspicion de cavité.

4. Relevés radiesthésiques : cartographie Hartmann, Curry, veines d'eau, cheminées CT. Report sur plan côté au 1/50 ou 1/100.

5. Croisement avec l'usage : localisation des couchages, bureaux, canapés, aires de repos. Identification des zones à traiter par un géobiologue professionnel.

6. Restitution : plan annoté, rapport hiérarchisant les zones et proposant des recommandations personnalisées. Tout réaménagement mobilier est validé par le géobiologue dans le cadre du diagnostic global, avant tout dispositif d'harmonisation.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une perturbation tellurique ?+

Une perturbation tellurique est une anomalie géologique ou énergétique du sous-sol susceptible d'affecter la qualité d'un lieu de vie : failles, cours d'eau souterrains, cavités, réseaux (Hartmann, Curry, Peyré, Wittmann, Palm), cheminées cosmo-telluriques et émanations de radon.

Qu'est-ce que le réseau Hartmann ?+

Le réseau Hartmann est un maillage de lignes telluriques orientées nord-sud et est-ouest, espacées d'environ 2 m et 2,5 m, mis en évidence par le Dr Ernst Hartmann. Les intersections de ce réseau sont étudiées en géobiologie comme zones potentiellement géopathogènes.

Qu'est-ce que le réseau Curry ?+

Le réseau Curry est un maillage tellurique diagonal (approximativement NE-SO et NO-SE), espacé de 3 à 4 m, décrit par le Dr Manfred Curry. Il est souvent croisé avec le réseau Hartmann par les géobiologues pour cartographier les zones géopathogènes.

Qu'est-ce qu'une cheminée cosmo-tellurique ?+

Une cheminée cosmo-tellurique est un canal vertical d'énergie reliant le sol au cosmos, identifié en géobiologie. Elle peut être ressentie comme positive (verticale ascendante équilibrante) ou négative (verticale descendante perturbante). La distinction a été étudiée par des praticiens comme Guy Louis Peyré.

Le radon est-il mesuré en géobiologie ?+

Oui, le radon est un gaz radioactif naturel classé cancérogène par le CIRC. Sa mesure fait partie de l'étude géobiologique, en particulier dans les régions granitiques et les espaces en contact direct avec le sol (caves, vide-sanitaire). L'ASN et l'OMS fixent les seuils d'action.

Comment repère-t-on une perturbation tellurique sans appareil ?+

Les indices biologiques donnent une première cartographie : saules, peupliers, sureaux, orties et prêles signalent souvent une circulation d'eau, les arbres tors ou rabougris une zone perturbée. Fourmis, guêpes et chats recherchent les zones actives, chiens et chevaux les évitent. Fissures récurrentes et remontées capillaires complètent la lecture.

Une zone tellurique varie-t-elle dans le temps ?+

Oui. Les pluies et les orages intensifient la charge des veines d'eau, le niveau des nappes déplace leur tracé apparent de plusieurs décimètres entre l'été et la fin d'hiver, et les tempêtes géomagnétiques solaires (indice Kp) élèvent temporairement l'agitation du champ terrestre. Un suivi à six ou douze mois consolide le diagnostic.

La nature du sol influence-t-elle les perturbations telluriques ?+

Fortement. Les terrains granitiques associent fracturation et radon soutenu, les calcaires karstiques favorisent cavités et circulations rapides, les argiles produisent des variations saisonnières de conductivité, et les remblais créent une hétérogénéité artificielle du sous-sol à documenter via le cadastre ancien.