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Guides essentiels

Chronologie

Les grandes dates qui ont façonné la géobiologie moderne. Chaque date est étayée par des sources bibliographiques vérifiables.

  1. -40000

    Chamanisme et lieux sacrés préhistoriques

    Depuis le Paléolithique, les chamans identifient des lieux ressentis comme puissants pour les rituels, les sépultures et les peintures rupestres (Chauvet, Lascaux). Ces sites, souvent situés sur des failles, sources ou grottes karstiques, préfigurent la notion de "lieu-force" reprise par la géobiologie moderne.

    Sources (3)
  2. -36000

    Grotte Chauvet : art pariétal et sites-refuges

    Les peintures de la grotte Chauvet-Pont d'Arc (Ardèche), datées d'environ −36 000, illustrent une sélection très précoce de cavités karstiques comme lieux rituels. La géologie (grottes de calcaire, failles, eaux souterraines) guide déjà le choix des sanctuaires.

    Sources (3)
  3. -17000

    Lascaux et la tradition des grottes ornées

    Découverte en 1940, la grotte de Lascaux (Dordogne) confirme, avec Altamira et Niaux, l'existence d'un réseau européen de sites peints choisis pour leurs qualités acoustiques, telluriques et géologiques.

    Sources (2)
  4. -9500

    Göbekli Tepe : premier sanctuaire mégalithique

    Sur les hauteurs d'Anatolie sud-orientale (Turquie actuelle), des chasseurs-cueilleurs érigent un ensemble de piliers en T ornés de bestiaires, plus de 6 000 ans avant Stonehenge et les pyramides. Fouillé à partir de 1994 par Klaus Schmidt, le site (daté au carbone 14 entre −9600 et −8200) prouve qu'une culture élaborée du lieu sacré précède l'agriculture et la sédentarisation.

    Sources (3)
  5. -3000

    Mésopotamie : orientation des ziggourats

    Les prêtres-astronomes sumériens et babyloniens orientent temples et ziggourats selon les points cardinaux et les astres, en tenant compte des cours d'eau souterrains. La divination par la terre (haruspicine, géomancie primitive) considère le sol comme porteur de signes.

    Sources (2)
    • Jean-Claude Margueron, Les Mésopotamiens, Armand Colin, 2003
    • Marc Van De Mieroop, A History of the Ancient Near East, Wiley-Blackwell, 3e éd., 2015
  6. -2600

    Égypte ancienne : géométrie sacrée et pyramides

    Les bâtisseurs égyptiens sélectionnent l'emplacement des pyramides et temples (Gizeh, Karnak, Louxor) selon des critères géodésiques, astronomiques et telluriques. L'harpédonapte tend la corde à treize nœuds pour tracer angles droits et proportions sacrées.

    Sources (2)
    • Jean-Philippe Lauer, Le mystère des pyramides, Presses de la Cité, 1988
    • Miroslav Verner, The Pyramids: The Mystery, Culture and Science of Egypt's Great Monuments, Grove Press, 2001
  7. -1600

    Anatolie hittite et sanctuaires de sources

    Les Hittites vénèrent les sources, grottes et affleurements rocheux comme demeures des divinités. À Yazılıkaya, le sanctuaire est creusé dans une faille naturelle, reliant culte et géologie.

    Sources (2)
    • Trevor Bryce, The Kingdom of the Hittites, Oxford University Press, 2005
    • Musée d’Anatolie (Ankara) — sanctuaire de Yazılıkaya
  8. -500

    Chine : Feng Shui et courants du dragon

    Le Feng Shui codifie l'art d'implanter tombes, maisons et villes selon les "veines du dragon" (long mai), les vents et les eaux. Cette géobiologie orientale influence aujourd'hui encore l'aménagement de l'habitat en Asie.

    Sources (2)
    • Stephen Skinner, Guide to the Feng Shui Compass, Golden Hoard Press, 2010
    • Ole Bruun, An Introduction to Feng Shui, Cambridge University Press, 2008
  9. -400

    Grèce : oracles et lieux telluriques

    À Delphes, la Pythie prophétise au-dessus d'une faille exhalant des gaz. Les sanctuaires d'Épidaure, Éleusis ou Dodone sont bâtis sur des sites choisis pour leurs qualités énergétiques et acoustiques.

    Sources (2)
    • Pierre Bonnechere, Trophonios de Lébadée, Brill, 2003
    • Walter Burkert, Greek Religion, Harvard University Press, 1985
  10. -300

    Traditions celtiques et lieux de pouvoir

    Druides gaulois et bardes irlandais perpétuent la tradition des tertres, sources sacrées et pierres levées. La collecte tardive par les moines irlandais (VIᵉ-IXᵉ siècles) transmet ce savoir à l'Europe médiévale. Les mégalithes de Carnac (−4500) et Stonehenge (−3000 à −1600) témoignent d'un savoir géobiologique préhistorique qui perdure.

    Sources (2)
    • Venceslas Kruta, Les Celtes — Histoire et dictionnaire, Robert Laffont, 2000
    • Jean-Louis Brunaux, Les Druides — Des philosophes chez les Barbares, Seuil, 2006
  11. -100

    Rome : agrimenseurs et fondation des villes

    Les agrimensores romains tracent cardo et decumanus après consultation des augures et étude du sol, de l'eau et du vent. Vitruve (De architectura, ~ -25) recommande d'éviter les sols marécageux et de sacrifier un mouton pour examiner son foie afin de valider un site.

    Sources (2)
    • Corpus Agrimensorum Romanorum, éd. Brian Campbell, JRS Monograph 9, 2000
    • O. A. W. Dilke, The Roman Land Surveyors, David & Charles, 1971
  12. 800

    Géomancie médiévale arabe et européenne

    La géomancie (ilm al-raml), née dans le monde arabo-musulman, se diffuse en Europe latine par les traductions de Tolède (XIIe siècle). Elle interprète des figures tracées au sol pour lire les influences telluriques et cosmiques.

    Sources (2)
    • Emilie Savage-Smith & Marion B. Smith, Islamic Geomancy and a Thirteenth-Century Divinatory Device, Undena, 1980
    • Thérèse Charmasson, Recherches sur une technique divinatoire : la géomancie dans l’Occident médiéval, Droz, 1980
  13. 1100

    Bâtisseurs de cathédrales et sourciers

    Les maîtres d'œuvre du roman puis du gothique implantent églises et cathédrales sur d'anciens sites celtiques ou romains, souvent au croisement de veines d'eau. L'usage de la baguette de sourcier accompagne le choix des fondations à Chartres, Vézelay ou Reims.

    Sources (2)
    • Louis Charpentier, Les Mystères de la cathédrale de Chartres, Robert Laffont, 1966
    • Georges Prat, Sourciers et bâtisseurs, Éditions Dervy, 1978
  14. 1220

    Chartres : géométrie sacrée gothique

    La cathédrale Notre-Dame de Chartres, reconstruite entre 1194 et 1220 après l'incendie de 1194, est bâtie sur un tertre druidique et une nappe souterraine. Elle illustre l'alliance entre géométrie sacrée, orientation solsticiale et choix du lieu. Le labyrinthe (posé vers 1200) et la crypte au puits des Saints-Forts reprennent des symboliques telluriques anciennes.

    Sources (2)
    • Jean Favier, L’Univers de Chartres, Bordas, 1988
    • John James, The Contractors of Chartres, Mandorla, 1979
  15. 1500

    Renaissance : Paracelse et les forces du sol

    Paracelse (1493-1541) évoque des "esprits de la terre" et des émanations minérales influençant la santé. Il pose les bases d'une médecine attentive au lieu de vie.

    Sources (2)
    • Paracelse, Œuvres médicales choisies, PUF, 1968
    • Walter Pagel, Paracelsus: An Introduction to Philosophical Medicine in the Era of the Renaissance, Karger, 2e éd., 1982
  16. 1556

    Agricola : De re metallica

    Georgius Agricola décrit l'usage de la baguette de sourcier par les mineurs saxons pour détecter filons et veines d'eau, premier témoignage scientifique du rhabdomancien au travail.

    Sources (2)
  17. 1692

    Jacques Aymar : sourcier judiciaire

    Le paysan dauphinois Jacques Aymar utilise la baguette pour retrouver des criminels, provoquant en France un débat entre Académie des sciences et Église sur la nature des "effluves" détectés.

    Sources (2)
    • Pierre Le Brun, Lettres qui découvrent l’illusion des philosophes sur la baguette, 1693
    • Michel Chevalier, Jacques Aymar et l’affaire de Lyon, Revue d’histoire, 1994
  18. 1780

    Mesmer et le magnétisme animal

    Franz-Anton Mesmer théorise un fluide universel reliant corps et astres. Ses travaux, contestés, ouvrent la voie aux recherches sur les influences invisibles du milieu sur le vivant.

    Sources (2)
    • Franz Anton Mesmer, Mémoire sur la découverte du magnétisme animal, Didot, 1779
    • Rapport des commissaires de l’Académie royale des sciences, 1784 (Franklin, Lavoisier, Bailly)
  19. 1920

    Premières intuitions cliniques allemandes

    En Bavière et en Autriche, des médecins observent des surmortalités par cancer dans certaines maisons ou villages. Ces "maisons à cancer" motivent l'enquête que mènera Gustav Freiherr von Pohl à Vilsbiburg en 1929.

    Sources (2)
    • Gustav von Pohl, Erdstrahlen als Krankheits- und Krebserreger, Feuchtinger, 1932
    • Käthe Bachler, Erfahrungen einer Rutengängerin, Veritas, 1989
  20. 1929

    Enquête de Pohl à Vilsbiburg

    Gustave von Pohl publie son enquête corrélant lits et cas de cancer.

    Sources (2)
    • Gustav von Pohl, Erdstrahlen als Krankheits- und Krebserreger, Feuchtinger, 1932 — enquête de Vilsbiburg
    • Herbert König & Herbert L. König, Unsichtbare Umwelt, Herbig, 1986
  21. 1930

    Radiesthésie : l'abbé Bouly forge le mot

    L'abbé Alexis Bouly (1865-1958), sourcier réputé du Pas-de-Calais, propose en 1930 le néologisme « radiesthésie » (du latin radius, rayon, et du grec aisthêsis, sensibilité) pour désigner la perception des rayonnements par le corps humain. Le terme est officialisé par l'Association des Amis de la Radiesthésie qu'il fonde en 1930.

    Sources (2)
    • Alexis Bouly, La Radiesthésie et ses applications, Éditions Dangles, 1934
    • Yves Rocard, La science et les sourciers, Dunod, 1989 — historique du terme radiesthésie
  22. 1932

    Publication de Pohl

    « Erdstrahlen als Krankheits- und Krebserreger ».

    Sources (1)
    • Gustav Freiherr von Pohl, Erdstrahlen als Krankheits- und Krebserreger, Feuchtinger, 1932
  23. 1935

    Bovis et le biomètre

    Popularisation du biomètre de Bovis et de son échelle vibratoire.

    Sources (2)
    • Alfred Bovis, Notice sur le biomètre, Nice, ca. 1935
    • André Simoneton, Radiations des aliments, ondes humaines et santé, Le Courrier du Livre, 1971 — usage historique du biomètre Bovis
  24. 1952

    Réseau Curry

    Le médecin allemand Manfred Curry (1899-1953), en collaboration avec Siegfried Wittmann, décrit un second réseau tellurique global orienté nord-est / sud-ouest, complémentaire du réseau Hartmann. Les mailles de 3,5 m × 3,5 m sont depuis étudiées par la baubiologie.

    Sources (2)
    • Manfred Curry, Bioklimatik, Riederer, 1952
    • Ernst Hartmann, Krankheit als Standortproblem, Haug, 1964 — discussion du réseau Curry
  25. 1954

    Réseau Hartmann

    Ernst Hartmann publie « Krankheit als Standortproblem ».

    Sources (2)
  26. 1961

    Fondation de la GEA (Waldkatzenbach)

    Le Dr Ernst Hartmann fonde en 1961 la Forschungskreis für Geobiologie (GEA) à Waldkatzenbach, en Allemagne. Cette société savante structure la recherche géobiologique de langue allemande et publie la revue Wetter–Boden–Mensch.

    Sources (1)
  27. 1962

    Le Signal du sourcier

    Yves Rocard publie ses travaux sur la sensibilité magnétique des sourciers.

    Sources (2)
    • Yves Rocard, Le Signal du sourcier, Dunod, 1962 (rééd. 1989)
    • Yves Rocard, La science et les sourciers, Dunod, 1989
  28. 1988

    Mémoire de l'eau

    Publication controversée de Benveniste dans Nature.

    Sources (2)
  29. 1998

    ICNIRP

    Publication des premières valeurs guides internationales d'exposition CEM.

    Sources (1)
  30. 2015

    Standard SBM-2015

    Publication de la référence baubiologique SBM-2015 par l'IBN.

    Sources (1)